C’était une promesse de campagne du candidat Macron, reprise désormais par sa ministre de la santé Agnès Buzyn : favoriser l’accès aux soins en améliorant le remboursement des prothèses dentaires, auditives et oculaires, avec l’objectif “reste à charge zéro” d’ici 2022. Mais cette réorganisation pourrait marquer le retour des prothèses dentaires métalliques pour limiter les dépenses des patients et celles de la Sécurité sociale.

Prothèse dentaire

La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (Cnam) a en effet déjà mis sur pied son plan et présenté ses propositions, à savoir la revalorisation des tarifs de soins conservateurs contre un plafonnement des tarifs des soins prothétiques.

Parmi les actes prothétiques dont les tarifs seront plafonnés, l’assurance-maladie suggère trois paniers de soins avec des prises en charge différentes :

  • Un premier panier de soins « RAC zéro » prendra en charge les soins prothétiques essentiels, pour lesquels le patient ne déboursera rien.
  • Un deuxième panier de soins « à tarifs maitrisés » proposera une prise en charge moindre; les dentistes seront invités à faire un effort afin que le reste à charge reste « modéré ».
  • Un troisième panier de soins « à tarifs libres » comportera les soins haut de gamme, non remboursés, avec des tarifs libres.

Cette répartition pourrait être conditionnée par la localisation de la dent et la nature du matériau.

Mais pour atteindre l’objectif fixé par le gouvernement, la Cnam demande aux dentistes de baisser leurs tarifs sur les interventions des deux premiers paniers. Une baisse qui atteindrait les 562 millions d’euros en tout, mais serait compensée par la revalorisation du tarif de prise en charge des soins de base, à hauteur de 627 millions d’euros, indique Le Parisien. La mesure pourrait ne pas faire l’unanimité auprès des praticiens et de leurs syndicats, qui doivent encore ratifier les propositions de la Cnam.

 

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